Gestion des secours

Tout employeur a l’obligation de mettre en place dans sa collectivité / établissement public, des moyens de secours adaptés, dans l’objectif de prendre en charge le plus rapidement possible, un agent qui serait victime d’un accident du travail, d’une détresse médicale ou d’un état pathologique.

L’organisation des premiers secours

Elle repose sur :

  • La mise en disposition de moyens humains à travers la formation des personnels aux gestes et secours d’urgence
  • L’établissement de consignes écrites, portées à la connaissance des agents décrivant la conduite à tenir en cas d’urgence ou d’accident
  • Un dispositif d’alerte efficace et la mise à disposition de matériels de premiers secours adaptés.


La formation des agents aux premiers secours

La formation au Sauvetage Secourisme du Travail, la plus appropriée

Plusieurs dispositifs de formation aux secours d’urgence existent comme par exemple :

  • La formation Prévention et Secours Civiques de niveau 1 (PSC1) : l’objectif est de faire acquérir à toute personne la connaissance des gestes élémentaires de secours. (Durée minimale : 7 heures, pas de recyclage réglementaire)
  • La sensibilisation aux « Gestes qui Sauvent » (GQS) : l’objectif est de permettre au plus grand nombre de citoyens de devenir le premier maillon de la chaîne des secours par l’apprentissage des gestes essentiels du secours d’urgence. (Durée de l’initiation : 2 heures)
  • La formation au Sauvetage Secourisme du Travail (SST) : l’objectif est de permettre à tout personne d’acquérir la connaissance des gestes élémentaires de secours en intégrant une dimension professionnelle et une connaissance des risques présents dans les collectivités/établissements publics. Cette formation est sanctionnée par la délivrance d’un certificat de SST. (Durée de la formation : 14 heures, recyclage tous les 2 ans : 7 heures)

Le nombre d’agents à former

Il appartient à l’employeur d’évaluer le nombre d’agents à désigner, pour intervenir en cas d’urgence, en fonction de son évaluation des risques, des activités, de la disposition des locaux …

Toutefois, le Code du travail prévoit, a minima, la présence d’un secouriste dans chaque atelier où sont effectués des travaux dangereux et dans certains chantiers du BTP, sans imposer spécifiquement la nature de la formation qu’ils doivent recevoir (art. R.4224-15 du code du travail).

80% de l’ensemble des agents publics devront être formés aux gestes de premiers secours d’ici le 31 décembre 2021

Une circulaire du 2 octobre 2018 relative à la généralisation auprès de l’ensemble des agents publics des formations aux gestes de premier secours, précise cette obligation afin de contribuer à la réalisation de l’objectif de former avant la fin du quinquennat 80 % de la population aux gestes de premiers secours.

Ce texte recense dans un premier temps les actions de formation, et valorise notamment la formation de « sensibilisation aux gestes qui sauvent » qui permet un déploiement auprès d’un nombre important de personnes.


Les matériels de secours

L’employeur doit définir les matériels adaptés à mettre à disposition en fonction des risques présents. En plus de la trousse de secours ou armoire à pharmacie, d’autres matériels pourront être installés comme par exemple des défibrillateurs, des lave-œil, des douches en cas d’utilisation de produits chimiques, aspi-venin, etc.

Leur signalement

Le matériel nécessaire pour donner les premiers soins aux accidentés et malades doit être soit regroupé dans un endroit précis et aisément accessible aux secouristes, soit implanté au plus près de la zone à risque. C’est pourquoi il peut être utile d’en disposer dans les véhicules et engins.

Cet endroit doit être balisé au moyen des signaux décrits dans l’arrêté du 4 novembre 1993 (forme rectangulaire ou carrée et pictogramme blanc sur fond vert).

La trousse de secours ou l’armoire à pharmacie

Son contenu est à déterminer en fonction des risques par le médecin de prévention. Le service de médecine prévention du CDG45 propose un contenu type.

Le défibrillateur Automatisé Externe (DAE)

Un DAE est un dispositif médical qui aide à la réanimation de victimes d’arrêt cardiaque. Accompagné d’un massage cardiaque, le défibrillateur contribue à augmenter significativement les chances de survie.

Le décret n°2018-1189 du 19 décembre 2018 a rendu l’obligation l’installation d’un DAE pour certaines catégories d’établissements recevant du public (ERP) :

  • A partir du 1er janvier 2020, ERP de catégories 1, 2 et 3
  • A partir du 1er janvier 2021, ERP de catégorie 4
  • A partir du 1er janvier 2022, certains ERP de catégories 5

En dehors des ERP légalement tenus de s’équiper, tout employeur est libre d’installer un DAE et de contribuer à sauver des vies.